Pour quelle raison la blockchain est-elle sécurisée et transparente ?

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Mots clés : blockchain, technologie

 

Comme vous avez pu le remarquer, en ce moment je me renseigne sur tout ce qui touche à la blockchain et son utilisation.

Son principe étant de sécuriser et de rendre transparentes les transactions entre personne, il y a un secteur propice à son application : les paris sportifs. Pourquoi parler de ce domaine en particulier ? Car en ce début d’année une société a lancé une ICO aux Etats Unis le concernant.

 

Paris sportifs et blockchain

 

 

 

 

 

Concept du bookmaker

 

Cette société, BlitzPredict, n’est pas la seule qui s’intéresse aux paris, Wagerr propose un principe similaire. En quelques mots, comment cela fonctionne-t-il ? Globalement, de la même manière qu’un gérant de paris classique avec certaines nuances, c’est-à-dire que la société sert de tiers de confiance, le bookmaker récupère les mises avant l’évènement et, une fois les résultats finaux validés, les distribue aux gagnants.

Les deux entreprises nommées au-dessus ajoutent un élément, la prédiction. Ils veulent appliquer les principes de l’analyse technique (boursière) aux paris, en parcourant l’historique des matchs et les données qu’ils vont agréger.

 

 

Législation américaine

 

Prenons l’exemple des états unis, j’avoue que je l’utilise par facilité, car je l’ai lu dans un article. Aux USA donc, les jeux d’argent liés au hasard sont interdits dans la majorité des états depuis 1992 par la Professional and Amateur Sports Protection Act (PASPA).

 

Certains états ont quand même droit à ce type de jeux :

  • Delaware,

  • Montana,

  • Nevada,

  • Oregon.

 

Mais en juin prochain, la Cour suprême pourrait laisser le choix à chaque état de décider de cette légalisation. Du coup, 18 d’entre eux prévoient de présenter des projets de réglementation.

 

Ainsi, le marché va littéralement exploser et des entreprises sont d’ores et déjà dans les « starting-blocks » prêts à dégainer leurs solutions.

 

 

Problématiques

 

Quelles sont d’après vous les principales problématiques des paris sportifs ?

Vous ne voyez pas ? Si, je suis sur que vous le savez déjà, pour moi il y en a deux, qui un justifiait d’ailleurs l’interdiction sur le sol américain :

  • La sécurité des transactions, pour le parieur,

  • La transparence des transactions, pour l’état.

 

Eh oui, le gros souci du secteur du jeu en ligne, pour l’utilisateur, c’est d’avoir la garantie de ne pas balancer son argent dans les limbes d’un système obscur géré par une société basée à Malte.

Déjà que parier est risqué, si en plus le tiers de « confiance » n’est pas digne de celle-ci, c’est dommage.

 

Pour l’état, le problème est la transparence de ces milliers, voir millions, de transactions financières. Qui mise quoi ? Où est stocké l’argent ? Quand ? Etc.

Afin de favoriser la mise en place de solution locale, il faut que les bookmaker proposent des services répondant à ces deux problématiques.

 

Si le gouvernement a la possibilité de vérifier le livre de comptes, pourquoi refuser les paris ?

Si le parieur a la garantie des transactions, pourquoi aller utiliser un prestataire à Antigua ?

 

 

Solution : la blockchain

 

Afin de résoudre ces problèmes, il y a une solution toute trouvée : la blockchain ou chaîne de blocs.

 

Blockchain

 

 

Pour comprendre pourquoi, il faut connaître le fonctionnement de celle-ci. Ce n’est pas très compliqué, je vous rassure, en tout cas je vais simplifier au maximum pour en garder l’essentiel.

 

La chaîne de blocs est au niveau comptable un livre de compte public. Chaque transaction y est inscrite de manière définitive et ce livre est accessible de tous — au travers de site dédié tel que Blockexplorer.com ou Ethplorer.io.

 

Block Explorer

 

En temps réel, chaque mouvement apparaît et tout le contenu de la chaîne est disponible à la consultation :

  • Émetteur de la transaction,

  • Récepteur,

  • Date,

  • Valeur,

  • Monnaie,

  • Délai de validation.

 

Tout est là.

 

Le plus important dans ce principe c’est son côté « définitif », une fois inscrite, la transaction ne peut être altérée, jamais, ce qui la garantie.

 

 

Pour quelle raison celle-ci est elle définitive ?

 

De par le fonctionnement même du côté chaîne de la blockchain.

Il faut savoir que celle-ci est répliquée des milliers de fois autour du monde, afin de garantir sa présence en toute condition et qu’elle est vérifiée régulièrement.

 

 

De plus, il y a un élément, que je n’ai pas cité dans la liste ci-dessus, inscrit dans le bloc, celui-ci s’apparente à l’empreinte du bloc précédent. Je m’explique.

 

Chaque bloc une fois complet, c’est-à-dire rempli d’un certain nombre de transactions, est associé à une valeur alphanumérique spéciale celle-ci est :

  • unique,

  • dérivée du contenu du bloc précédent,

  • encodée.

 

C’est-à-dire que, si je dois décrire une chaîne de 3 blocs, voici ce que pourraient être leurs informations :

  • Bloc 0 :

    • 2 transactions :

      • A envoie 10 € à B,

      • C envoie 1 € à D.

    • empreinte du bloc précédent :

      • 0 (cas particulier du premier bloc).

  • Bloc 2 :

    • 1 transaction :

      • E envoi 5 € à A,

    • empreinte du bloc précédent :

      • AZERTY12345 (normalement cette empreinte est un calcul complexe).

  • Bloc 3 :

    • 1 transaction :

      • B envoie 20 € à D,

    • empreinte du bloc précédent :

      • QSDFG78945.

 

Admettons que l’on modifie une transaction du bloc 0 dans une des chaînes disponibles dans le monde :

  • Bloc 0 :

    • 2 transactions :

      • A envoie 37 € à B,

      • C envoie 1 € à D.

    • empreinte du bloc précédent :

      • 0.

  • Bloc 2 :

    • 1 transaction :

      • E envoie 5 € à A,

    • empreinte du bloc précédent :

      • AZERTY12345.

 

C’est ici que ça ne fonctionne plus, car si on calcule l’empreinte à partir des données du bloc 0, cela donne : AZERUI12345 et pas AZERTY12345.

 

Ainsi, lors de la vérification par un mineur avec sa version de la chaîne, qui a lieu à chaque transaction, celle-ci est invalidée et une autre version, non altérée, est utilisée.

 

 

Il y a d’autres éléments comme les « smart contracts » qui permettent de sécuriser les échanges, mais j’en parlerais dans un autre article.

 

Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille cet article sur la blockchain que j’ai rédigé il y a peu de temps.

 

 

Laurent Olivares
 
Source des images : Wikimedia, Pexel

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